Des « juniors indépendants » dans les PME: Découvrir l’entreprise de l’intérieur

Le ministre wallon de l’Emploi, André Antoine (CDH), lance des « stages d’observation » pour promouvoir l’activité indépendante. Ils sont réservés aux entreprises de moins de dix personnes. Un double incitant financier est prévu. Inspirée des essais métiers, cette mesure dite « juniors indépendants » vise à faire découvrir à des jeunes de 15 à 20 ans le monde des indépendants et des petites entreprises. Le ministre espère que cette découverte, sur le terrain, donnera le goût d’entreprendre à davantage de jeunes Wallons. Il s’agit de renforcer la formation en alternance, dont l’efficacité est avérée. Après leur stage d’observation, des jeunes pourraient faire le choix de l’apprentissage pour se former à leur métier. Même si le dispositif est ouvert à tous les secteurs, André Antoine ne cache pas qu’il entend, par ce biais, valoriser les métiers manuels et techniques.

Concrètement, des jeunes de 15 à 20 ans pourront, grâce à un stage d’observation de huit jours et demi auprès d’un indépendant ou d’une entreprise de moins de dix salariés, appréhender les qualités et capacités nécessaires à l’entrepreneuriat ou plus simplement à l’exercice d’un métier. Au cœur de ce dispositif: l’IFAPME (Institut wallon de formation en alternance et des indépendants et PME). L’organisme est chargé de sélectionner les jeunes mais aussi de les préparer, de les encadrer et de réaliser une évaluation à la fin du stage.

Pour susciter l’intérêt, le « junior indépendant » pourra bénéficier de 450 € pour la durée de son stage (dix jours, dont huit et demi sur le terrain et un et demi à l’IFAPME) et l’entreprise d’un montant maximal de 150 € (pour des frais administratifs, d’assurances…). L’objectif est de réaliser 750 stages d’observation.

L’UCM a salué cette initiative positive et utile pour faire connaître les exigences et les réalités liées à l’activité des indépendants et des petites entreprises. Il est bon de conscientiser les jeunes et les sensibiliser aux difficultés, mais également aux satisfactions que procure l’entrepreneuriat. Il est aussi important de promouvoir la formation en alternance. D’ailleurs, la réforme de l’apprentissage doit être finalisée pour rendre le dispositif plus simple et plus attractif pour les entreprises.

L’expérience-pilote des « juniors indépendants » ne sera une réussite que si les entreprises s’y impliquent. Ce n’est pas garanti vu la multiplication des formules de stages et la modicité du défraiement prévu pour la personne qui accepte un jeune en observation. Une évaluation est prévue en octobre prochain.

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