Deux nouveaux escrocs : look officiel, pour mieux tromper

Les arnaques aux annuaires internet évoluent. La mode est a  l’imitation de documents officiels. Gare donc a la « Publication d’entreprises 2009/2010 » et au « Registre des branches professionnelles ».

Le procédé ne change pas. Sous couvert de vérifications des données, l’escroc fait signer au chef d’entreprise distrait un contrat en lettres minuscules. La victime s’engage à payer des montants importants pour figurer dans un annuaire internet quasiment introuvable et complètement sans intérêt.

Au mois d’août, Union & Actions a dénoncé les agissements d’une « banque centrale de données des entreprises », qui imitait le logo officiel du SPF Économie. Cette idée cynique a fait des petits. Une société allemande annonce que « dans le cadre du remaniement du Portail des Entreprises de Belgique », il faut vérifier ses données. La lettre est intitulée « Publication d’entreprises 2009/2010 ». Tout cela est du vent. En petits caractères, il est indiqué que renvoyer le document équivaut à passer commande pour une insertion pendant trois ans, au prix de 987 € par année. De la pure folie pour figurer sur un site mal traduit de l’allemand, non référencé, « copier-coller » parcellaire et maladroit des Pages d’or.

Dans le même ordre d’idées, l' »immatriculation gratuite au registre des branches professionnelles », flanquée des étoiles européennes et de jolis blasons provinciaux, est une arnaque grossière. La présence sur ce site introuvable n’est pas si gratuite que ça puisqu’il faut payer une « taxe » (sic) de 175 € par mois pendant douze mois. Il ne faut pas répondre à ce genre de démarche et si, par mégarde, on a renvoyé le document, il ne faut rien payer. Les escrocs se contentent de menaces et préfèrent en principe éviter les tribunaux. L’UCM réclame – hélas en vain – l’interdiction de cette pratique qui empoisonne la vie des indépendants et des PME. À ce jour, 17 arnaques différentes à l’annuaire internet ont été signalées par des affiliés. C’est de l’abus de confiance, du banditisme en col blanc.

Deloitte coache les jeunes entrepreneurs
Trente jours pour payer