Espresso : une aide concrète et gratuite

Fevia Wallonie et Wagralim ont rassemblé les acteurs de l’agroalimentaire pour mettre en lumière « Espresso ». Ce service du pôle de compétitivité agro-industrie offre une aide concrète aux entreprises qui ont un besoin scientifique ou technologique.

« Le service Espresso de Wagralim propose des outils que nous, TPE, ne connaissons pas spécialement et qui sont utiles pour développer un produit alimentaire spécifique », résume à merveille Jacques Pougin, administrateur délégué de la Brasserie de Bouillon. Parce qu’un témoignage vaut mieux qu’un long discours, Monsieur Pougin était invité à faire part de son expérience devant l’assemblée réunie le 5 avril au Spiroudome de Charleroi.

La Fédération de l’industrie alimentaire wallonne (Fevia Wallonie) et Wagralim avaient réuni leurs membres et acteurs du secteur pour une présentation express de ce service. Une piqûre de rappel utile et concrète.

Valérie Cavillot, ingénieur projets du pôle agro-industrie, a ainsi rappelé à la centaine de participants présents la mission et la composition du groupe de travail Espresso. L’équipe pluridisciplinaire, regroupant des experts des réseaux scientifiques, des centres de recherche, de Fevia Wallonie, de la Région wallonne et de Wagralim, reçoit et écoute les patrons de PME tels que Jacques Pougin. Sur base des échanges, les experts identifient avec l’entreprise les partenaires scientifiques et industriels potentiels ainsi que les mécanismes financiers possibles. L’accompagnement est gratuit et plutôt bienvenu.

Une clé, de multiples portes

Xavier Renotte en témoigne également. L’entrepreneur caresse depuis toujours le rêve de développer un vin de miel, soit de l’hydromel. Grâce au soutien du service Espresso, le directeur de Nectar & Co poursuit une collaboration avec des chercheurs de l’Université de Louvain-la-Neuve pour trouver un outil industriel adapté à la fabrication du nectar.
« L’innovation ne naît pas dans la douleur et dans la contrainte mais dans la confiance. C’est à travers l’échange et le partage qu’on peut avancer », a souligné Jacques Crahay, président de Wagralim, afin d’étouffer les craintes liées à la révélation d’une nouvelle idée au sein du groupe Espresso, tenu à la confidentialité.
Les entreprises du secteur agroalimentaire qui souhaitent innover auraient tort de ne pas frapper à la porte de Wagralim Espresso. Ce service est un accès privilégié au réseau de la recherche, une source d’information, une mine de contacts. Au-delà des rencontres personnalisées, Wagralim Espresso propose la mise à disposition d’équipement-pilote, l’organisation de séminaires et ateliers pratiques et l’envoi tous les quinze jours d’une newsletter.
Et Jacques Crahay de conclure la rencontre du jour : « Cette animation n’offre pas une clé qui permet d’ouvrir toutes les portes. Elle propose diverses solutions et un état d’esprit basé sur l’échange. »
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