Service minimum : Le débat n’est pas clos

À peine installé dans son fauteuil de ministre régional de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de la Mobilité, Philippe Henry (Écolo) s’est retrouvé confronté à une grève des TEC de Charleroi.

Interrogé sur le sujet dans différents quotidiens, le ministre a fait savoir qu’il était opposé au service minimum. « Le service minimum est une demi-solution, une rustine qui ne règle pas le problème de fond, nous explique-t-on au cabinet du ministre Henry. Le ministre préfère travailler en amont, en misant sur la concertation sociale avec les différents acteurs. » Et de poursuivre : « Il faut surtout faire en sorte d’offrir un service maximum. » Une prise de position s’appuyant également sur le respect du droit de grève. Tout en soulignant qu’il s’agit d' »un droit à utiliser à bon escient ».

Du côté de l’opposition, le chef de groupe MR au parlement wallon, Willy Borsus, se dit choqué par cette déclaration. « Cela veut dire que le ministre renonce à chercher une solution par rapport au service minimum alors qu’au contraire, il faut avancer dans ce dossier. »

C’est d’ailleurs pour faire avancer le débat que les réformateurs ont mis sur la table du parlement wallon une proposition de décret visant à modifier le décret organisant les TEC, afin d’y inclure l’obligation d’inscrire dans les contrats de gestion (liant la Région wallonne au groupe TEC) le service minimum. À suivre.

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